Argyrie : Un effet secondaire rare de l’argent

Parfois, l’exposition à l’argent sous une forme ou une autre peut provoquer un effet secondaire qui peut être vu à l’œil nu. Lorsque cela se produit, la peau prend une teinte permanente bleuâtre ou gris cendré. Cette affection, appelée argyrie, est tirée du mot argentus, un autre nom pour l’argent.

L’argyrie résulte de la séquestration de l’argent dans le corps. Le changement de pigmentation est causé par une ingestion excessive d’argent. Comme pour les tatouages, l’argent peut rester dans le corps pendant une période prolongée sans causer de problème.

Il a été suggéré que les AgNP peuvent agir comme des chevaux de Troie, en entrant dans les cellules et en libérant ensuite des ions argent qui endommagent les fonctions intracellulaires. Ces ions peuvent également endommager la membrane.

L’argyrie peut être localisée ou généralisée. L’argyrie localisée se trouve à l’endroit où l’argent est entré dans la peau, tandis que l’argyrie généralisée implique une coloration gris argent de la peau, des yeux ou des ongles. Cette modification de la pigmentation peut également se retrouver dans les organes internes. Lorsque les dépôts d’argent entrent en contact avec la lumière du soleil, une réaction similaire à celle des anciennes plaques photographiques se produit. Bien que ce changement cosmétique puisse être alarmant, il n’est pas vraiment dangereux. Encore une fois, il est important de mettre les choses en perspective en utilisant des sources fiables avec des données scientifiques.

Quelle est la fréquence de cette affection ?

Orphanet est un portail d’information de référence sur les maladies rares, composé de professionnels de la santé d’une quarantaine de pays. L’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale français, est le coordinateur général du projet. Le financement est assuré par l’Inserm, la Direction générale de la santé française, et la Commission européenne. Par conséquent, le projet ne s’adresse à aucune organisation commerciale ou à but lucratif. Son objectif est de fournir des informations médicales fiables pour le bien-être du public.

Selon Orphanet, l’argyrie est actuellement une maladie rare. Par définition, cela signifie qu’il s’agit d’une maladie qui touche 1 personne sur 2 000[1]. Le nombre de cas d’argyrie a diminué de façon spectaculaire pour plusieurs raisons. La première est que de nombreuses personnes sont devenues argyriques à la suite d’une exposition aux sels d’argent. Les directives concernant le moment et la manière d’utiliser les sels d’argent sont devenues plus précises, ce qui se traduit par un très petit nombre de cas de surexposition. En outre, de nombreux cas d’argyrie ont résulté de l’ingestion de particules d’argent de fabrication artisanale. Les gens sont de plus en plus conscients des dangers liés à l’argent de bricolage et choisissent judicieusement des produits fabriqués par des professionnels. En outre, de nombreuses personnes sont devenues argyriques à la suite de traitements médicaux qui ont depuis été interrompus. Enfin, la grande majorité des cas d’argyrie se sont produits parce que les travailleurs ont absorbé trop d’argent pendant leur travail. Le resserrement des directives mondiales en matière de santé et de sécurité sur le lieu de travail signifie que les employés sont mieux protégés contre la surabsorption d’argent.

Si vous faites vraiment des recherches sur cette question, vous constaterez que dans toute l’histoire de l’humanité, il y a eu très peu de cas d’argyrie, et que chacun d’entre eux était dû aux causes ci-dessus et/ou à l’irresponsabilité humaine.

Dans quelle mesure cette condition est-elle dangereuse ?

Pour le dire très simplement, l’argyrie n’est pas dangereuse. Hormis la décoloration, les recherches menées à ce jour ne montrent pas de signes significatifs d’effets ou de dommages cliniquement négatifs. En fait, c’est le contraire qui se produit.

Un exemple récent est une étude rapportée dans The Bone and Joint Journal en 2013. L’article traite des patients qui ont reçu des mégaprothèses argentées, des dispositifs médicaux “largement utilisés dans la reconstruction de grands défauts osseux lors de la chirurgie de révision ou à la suite de la résection de tumeurs”[2]. Sur une période de sept ans (2004-11), trente-deux patients ont reçu des implants mégaprothétiques dans deux centres médicaux, l’un en Autriche et l’autre en Allemagne. Parmi ces trente-deux, sept ont développé une argyrie locale environ vingt-six mois après l’implantation. Les tests n’ont révélé aucun symptôme neurologique, ni aucune insuffisance rénale (rein) ou hépatique (foie). Les chercheurs concluent que si la décoloration de l’argyrie locale peut ne pas être agréable d’un point de vue esthétique, l’affection est généralement bénigne (inoffensive).

Il n’existe aucune information fiable indiquant que l’argyrie ait jamais été causée par des nanoparticules d’argent enrobées. Un des mécanismes par lequel l’argyrie peut se produire est lorsqu’une grande quantité d’ions argent (sels) se déplace vers les tissus et la peau. En raison des conditions particulières qui y règnent, ils peuvent précipiter et éventuellement même former des nanoparticules à partir d’ions. Ce mécanisme est très probable avec une base chimique, mais les nanoparticules enrobées ne libèrent pas assez d’ions pour s’en approcher. Les nanoparticules enrobées sont essentiellement neutres chimiquement et n’interagissent pas avec les tissus.

Une fois que les ions argent arrivent dans les tissus périphériques, un environnement comme le glutathion, par exemple, peut réduire les ions argent en nanoparticules d’argent solides.

Argent colloïdal Conclusion 7 : Bien que l’on ait beaucoup parlé de l’argyrie, le nombre réel de cas est assez faible. À ce jour, l’argyre s’est révélé généralement inoffensif, et sa présence est rare et pas du tout présente chez ceux qui utilisent des nanoparticules enrobées.

[1] “About Rare Diseases.”  https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Education_AboutRareDiseases.php?lng=EN

[2] “Argyria Following the Use of Silver-Coated Megaprostheses.” https://www.boneandjoint.org.uk/highwire/filestream/65456/field_highwire_article_pdf/0/988.full-text.pdf

“Cette déclaration n’a pas été évaluée par la Food and Drug Administration. Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie”.